Les Sacrements de l'Eglise Catholique


Je vous parle toujours des sacrements de l'initiation chrétienne qui sont au nombre de trois. Mais au fait, combien y a t-il de sacrements ? Et à quoi servent-ils ?
Le sacrement est un rite cultuel chrétien qui revêt une dimension sacrée.
Pour les croyants, il produit un effet dont la source est Dieu qui donne sa grâce. Ils y trouvent le symbole et le moyen d'une alliance entre Dieu et les hommes.





Dans l'Eglise catholique, il y a sept sacrements : celui du baptême, de la confirmation, de l'eucharistie, de la réconciliation (ou pardon), du mariage, de l'ordre et de l'onction des malades. Voici quelques explications... non exhaustives...

Le baptême marque l'entrée d'une personne dans la communauté des chrétiens et permet de recevoir les autres sacrements.

bapteme adulte cathédrale de Sens

Baptême vient d’un verbe grec qui signifie « plonger, immerger ».
Au moment du baptême, l'enfant, le jeune ou l'adulte est, soit plongé entièrement dans l'eau, trois fois, c'est le baptême par immersion, ou alors il reçoit, plus simplement, trois fois également, l'eau du baptême sur la tête. Pourquoi trois fois ? Les paroles qui accompagnent ce geste sont "Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit". Autrement dit au nom de la Sainte Trinité.

La confirmation : c’est recevoir le don de l'Esprit Saint, promesse d’une vie enracinée en Jésus Christ.


confirmation Paron Yonne



En recevant ce sacrement, le chrétien répond à l’amour que Dieu lui porte et s’engage à en être le témoin. Dans la Bible plusieurs images sont utilisées pour parler de l’Esprit Saint : le souffle, l’huile, le feu, la colombe…

Voici les "sept dons de l'Esprit" :







Le don de crainte :
Pour nous aujourd’hui ce mot est synonyme de peur, trouille, effroi … Dans la Bible, il désigne le respect, l’adoration du croyant devant l’infinie grandeur de Dieu.
L’Esprit Saint, par le don de crainte, nous délivre de toute angoisse et nous apporte la paix, en même temps qu’il nous inspire une profonde aversion du péché. Il nous enracine dans l’humilité : nous sommes tout petits devant Dieu mais infiniment précieux à ses yeux, ce qui évite l’orgueil mais aussi le désespoir.

Le don de piété :
"Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son fils qui crie : Abba, Père !" (Lettre de Saint Paul aux Galates 4, 6).
L’Esprit Saint met dans nos cœurs la tendresse de Jésus pour son Père ce qui nous permet d’avoir une authentique relation filiale avec lui, quel que soit notre vécu familial et l’image que nous avons du père.
Ce devoir de piété filiale s’étend d’une manière toute particulière à Marie, à l’Église et aux prêtres. Il nous rend plein de respect pour le Seigneur et ceux qui croient en lui et nous pousse à les faire respecter (avec douceur mais fermeté !).

Le don de force :
Il n’est pas réservé aux martyrs !
C’est lui qui nous permet de persévérer dans les petites choses du quotidien, de sourire même quand tout va mal, de garder le silence lorsque nous avons envie de critiquer ou d’exploser de colère. Le don de force soutient notre marche par tous les temps.

Le don de conseil :
Par ce don, l’Esprit Saint nous enseigne ce que nous devons faire pour accomplir la volonté de Dieu (et nous apprend l’obéissance !). Il nous rend apte à prendre des décisions et à discerner quels moyens concrets seront les meilleurs pour remplir notre mission.

Le don d’intelligence :
Il n’a rien à voir avec le QI ! Il s’agit de l’intelligence spirituelle qui nous fait connaître, "voir", sentir, même imparfaitement, ce que nous croyons. C’est lui qui rend les enfants capables d’aborder les réalités divines de manière très juste. Le don d’intelligence vient parfaire la vertu de foi et fait de nous des chercheurs de Vérité.

Le don de science :
L’Esprit Saint nous aide à discerner les réalités qui passent de celles qui ne passent pas, à nous recentrer sur l’essentiel. Il nous éveille à la présence de Dieu dans sa création, nous permet de dépasser les apparences pour percevoir la dimension surnaturelle de ce que nous sommes. Il nous simplifie et nous unifie.

Le don de sagesse :
C’est le don par excellence puisque la sagesse de Dieu est quelqu'un : Jésus "puissance de Dieu et sagesse de Dieu" (1ère lettre de saint Paul aux Corinthiens 1, 24).
Cette sagesse là n’a rien à voir avec la sagesse du monde, elle n’a d’autre raison d’être que l’amour. Par le don de sagesse, nous comprenons la manière dont Dieu nous aime et dont les trois Personnes divines s’aiment entre elles, rien que cela ! Dieu veut faire en nous de grandes choses… dans le quotidien de nos vies.




L'eucharistie qui veut dire "action de grâces". Par le pain et le vin, nous communions au corps et au sang du Christ.




Le peuple rend grâce au Père, par son Fils et dans le Saint Esprit pour le don qu’il nous fait de sa Vie. C’est une actualisation de la Pâque et non pas sa répétition ou son simple souvenir. L’Eucharistie, ou la messe, est un rappel de la dernière Cène, de la mort et de la résurrection de Jésus Christ.

Chacun des trois sacrements de l'initiation chrétienne évoqués est attaché à une personne de la Sainte Trinité, le baptême au Père, l'eucharistie au Fils et la confirmation au Saint Esprit.



La réconciliation ou pardon, est le signe de l'amour infini de Dieu


catéchuménat Sens Yonne


On l'appelle aussi la confession.
Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l´Amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu, avec nos frères et avec nous-même.


Le mariage est l’alliance entre un homme et une femme unis par un même amour.

Mariage Olivia et Pierre-Louis cathédrale de Sens Yonne



Dans cette alliance se révèle le plus pleinement l’histoire des alliances entre Dieu et l’humanité scellée dans l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous.
« L'alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement ».

L'ordre est le sacrement grâce auquel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l’Église jusqu’à la fin des temps.
Il est le sacrement du ministère apostolique. Ceux qui reçoivent le sacrement de l’ordre sont consacrés pour être, au nom du Christ, par la parole et la grâce de Dieu, les pasteurs de l’Église. Depuis les origines de l’Église, le ministère ordonné a été conféré et exercé à trois degrés: celui des évêques, celui des prêtres et celui des diacres.



Le sacrement de l'onction des malades a pour but de donner une aide spéciale au chrétien confronté aux difficultés d’une maladie ou de la vieillesse.
Je précise bien qu'il ne faut pas être mourant pour recevoir ce sacrement. C'était le cas avant, on l'appelait d'ailleurs, l'extrême onction. Voici un peu d'histoire : "En 1173, le sacrement des malades prend le nom "d'extrême -onction ". Elle insiste davantage sur la paix avec Dieu, ce sacrement agit pour le salut de l'âme. Il était donné aux mourants. C'est en 1972, dans le cadre de la réforme de la liturgie initiée par le concile Vatican II, que la liturgie du sacrement des malades, encore appelée onction des malades, est rénovée."
"L'un de vous est malade : qu'il appelle les responsables de l'Église et que ceux-ci prient pour lui en lui donnant l'onction d'huile au nom du Seigneur" (Lettre de Jacques 5, 14-15).

Voilà, j'espère vous avoir un peu éclairé...

A bientôt...

© crédit photos : Daniel Dufour, Jean-Pierre Pouteau, Olivia Barré

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